Elias Canetti est un écrivain d'expression allemande né en 1905 en Bulgarie, et décédé en 1994 à Zurich. Canetti est reconnu comme l'un des grands auteurs du XXe siècle, ayant reçu le prix Nobel de littérature en 1981.
Ce blog politique est un recueil d'articles sur tous les sujets politiques importants à bien appréhender. Il fournit aussi bien les fiches de lecture de nombreux ouvrages-clés, que des analyses par thème. Il fournit également des préconisations pouvant intégrer un programme politique.
Elias Canetti est un écrivain d'expression allemande né en 1905 en Bulgarie, et décédé en 1994 à Zurich. Canetti est reconnu comme l'un des grands auteurs du XXe siècle, ayant reçu le prix Nobel de littérature en 1981.
Le but de cette page est de fournir par auteur les citations les plus marquantes issues de ses ouvrages.
« Le boycott » de Marc Drillech est un ouvrage complet qui traite en profondeur du phénomène du boycott sous différents aspects. Il retrace l’histoire du boycott depuis ses origines jusqu’à ses formes contemporaines. Il explore comment le boycott est devenu un outil important du progrès social et de la démocratie, tout en soulignant également ses potentielles dérives. Nous proposons ici une fiche de lecture de cet ouvrage, combinée à une remise à jour des exemples qui ont jalonné la vie publique depuis sa publication initiale en 1999.
L’ouvrage de Viktor Kravchenko a fait l’objet d’un article spécifique sur ce blog. Publié en 1946 outre-Atlantique, le livre de Viktor Kravchenko sortira en France un an plus tard. Le livre de cet ancien haut fonctionnaire et dissident soviétique a été entre 1945 et 1949 traduit en vingt-deux langues et vendu à plus de cinq millions d’exemplaires à travers le monde. Le sujet qui nous intéresse ici est le déroulement d’un procès incroyable qui se situera à Paris et qui fut à l’origine de plusieurs livres publiés en France : On peut citer notamment l’ouvrage de Guillaume Malaurie « L’affaire Kravchenko : Paris 1949, le Goulag en correctionnelle » et celui de Nina Berberova « L’affaire Kravtchenko ». Il est intéressant ici d’analyser la construction de l’argumentaire de ses détracteurs au cours de ce procès retentissant, et de retranscrire ces mêmes mécanismes en œuvre lors de polémiques médiatiques importantes. Typiquement, comment une partie adverse puissante tente de réduire au silence une seule femme ou un seul homme ? On parlerait aujourd’hui de lanceur d’alerte !
Viktor Kravchenko est historiquement l’un des premiers gros transfuges de l’URSS. Ancien apparatchik du pouvoir soviétique, l’auteur fuit la dictature stalinienne en 1944 alors qu’il se trouvait temporairement détaché à Washington pour le compte de son gouvernement.
En février 1946, il publie un ouvrage autobiographique retentissant de 800 pages nommé « I chose Freedom » qui se vendra très rapidement à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis. En France, l’ouvrage sortira en 1947 sous le titre traduit littéralement « J’ai choisi la liberté » et sera à l’origine d’un procès en diffamation intenté par Kravchenko deux années plus tard contre la revue communiste Les lettres françaises.
L’ouvrage de Kravchenko bénéficiera de 22 traductions dans le monde.
Ce document, unique en son genre, est un véritable témoignage des exactions du régime soviétique, et il engendre dans une France où le Parti communiste est puissant, une réaction épidermique. Une terrible guerre de l’information s’opère alors, entre propagande et intoxication politiques.
Cet ouvrage fera l’objet dans la France de 1949 d’un procès retentissant dont nous rappellerons les faits dans un article dédié. Nous analyserons les mécanismes de désinformation, de manipulation et de propagande propres à cette époque tout juste sortie de la Seconde Guerre mondiale, et pas encore tout à fait entrée dans la Guerre froide. Cette période d’après-guerre si politiquement clivante offre un terreau d’étude particulièrement riche qu’il nous est nécessaire de garder à l’esprit, car l’histoire a souvent la fâcheuse tendance à se rappeler à nous !
Voici un sujet qui reste sensible dans notre société actuelle, mais qui demeure essentiel de garder à l’esprit afin d’éviter de retomber dans une telle cinématique de manipulation de masse et de fake news, comme on les nomme si souvent aujourd’hui : le génie de la propagande tombé dans les mains du diable, ou comment Goebbels a-t-il était l’élément prépondérant de la prise de pouvoir de Hitler, puis de l’endoctrinement vertical du peuple allemand pendant toute la Seconde Guerre mondiale. On peut rappeler les citations les plus connues de Goebbels puis rentrer dans le détail de sa mécanique implacable :
« C’est l’un des droits absolus de l’État de présider à la constitution de l’opinion publique. »
« Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l’État, car toute forme de pouvoir politique et de dictature possède ses racines dans la rue. »
« Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus il est répété, plus le peuple le croit. »
« Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées. »
Henri Gobard était enseignant au département d’anglo-américain de Vincennes. Il a beaucoup écrit sur la résistance culturelle de la langue française, qui se veut combattre les menaces que représente pour la survie de sa culture et du patrimoine culturel hexagonal, l’invasion de l’anglais, et plus particulièrement de l’anglo-américain. Il a notamment écrit « L’aliénation linguistique » en 1976 où il dénonce l’importance grandissante de l’anglais dans l’hexagone.
« En renonçant spontanément à parler sa propre langue dans son propre pays, on signe l’abdication de la dernière souveraineté qui pourrait être encore incontestable, la souveraineté culturelle de tous les peuples ».
Cette fiche de lecture présente l’ouvrage éponyme « La guerre culturelle » ou l’auteur présente une technique d’influence culturelle dont il réprouverait sans aucun doute le terme moderne : le soft Power de la culture américaine sur les vieux pays d’Europe.
« Si l’honnêteté doit nous rapporter quelque chose, soyons honnêtes ; s’il est nécessaire de tromper, trompons » — Frédéric le GrandCette citation a servi d’introduction à l’ouvrage de l’ingénieur et économiste allemand Siegfried Herzog, « Le plan de guerre commerciale de l’Allemagne ». Cet ouvrage des plus explicites est paru initialement en 1915 est traduit en anglais la même année et les Américains le diffusèrent très largement, alors que son édition française de 1919 ne marqua pas la classe politique de l’époque. On peut considérer cet ouvrage comme le premier livre d’intelligence économique moderne.