Le 1er septembre 2026 marquera un tournant historique dans l'économie française et leur conséquences opérationnelles dans les échanges interentreprises. À cette date, en effet, l'ensemble des 4,5 millions d'entreprises assujetties à la TVA devront basculer, de manière irréversible, vers la facturation électronique obligatoire. Cette transformation, inscrite dans la loi de finances pour 2024 et confirmée par un décret publié le 15 septembre 2024, constitue bien plus qu'une simple évolution technique : c'est une refonte complète de l'architecture des échanges commerciaux en France, comparable par son ampleur à la généralisation de l'euro ou à la numérisation des déclarations fiscales. C'est également une étape majeure dans la volonté européenne de lutter contre la fraude à la TVA, en imposant un cadre légale aux factures, et un contrôle en temps réel des échanges entre les entreprises.
Une mise en place stratégique, qui verra apparaître de nombreuses difficultés, avec une nécessaire remise à jour de la cartographie des risques. Analysons dans cet article la stratégie de mise en place de cet outil, et les bénéfices attendus pour les entreprises.