Le NUCINT (Nuclear Intelligence) constitue l'une des branches les plus sophistiquées du renseignement technique (MASINT). Longtemps confinée aux cercles classifiés de la dissuasion étatique, cette discipline repose sur l'exploitation de signatures physiques, chimiques et radiologiques pour caractériser les activités nucléaires. Cet article propose une analyse structurelle du NUCINT, distinguant les méthodologies de surveillance à distance des techniques de forensique nucléaire (Nuclear Forensics), et démontre comment l'intégration de sources ouvertes (OSINT) redéfinit aujourd'hui les régimes de vérification de la non-prolifération.
Cadre théorique : Du MASINT à la forensique nucléaire
Pour appréhender le NUCINT avec rigueur, il convient de le situer dans la taxonomie du renseignement. Il opère comme une sous-discipline du MASINT (Measurement and Signature Intelligence), qui se focalise non sur le contenu des communications (SIGINT) ou l'image visuelle brute (IMINT), mais sur les perturbations physiques mesurables générées par une cible. L'ensemble de ces concepts ont été traités dans des articles à part et peuvent être consultés pour plus de détails. Dans le contexte nucléaire, l'objectif est de détecter, localiser et caractériser la production de matières fissiles, la militarisation de ces matières ou la détonation d'engins.
La littérature académique, notamment les travaux fondateurs de Kenton J. Moody (Lawrence Livermore National Laboratory), établit une distinction opérationnelle majeure au sein de cette discipline. D'une part, le renseignement de surveillance (Monitoring), qui vise la détection d'activités en temps réel (fonctionnement de réacteurs, enrichissement). D'autre part, la forensique nucléaire (Nuclear Forensics), définie comme l'analyse scientifique d'échantillons interceptés ou de débris post-explosion pour en déterminer l'origine et l'histoire. Comme le soulignent Mayer, Wallenius et Ray (2005) dans leur étude de référence sur la forensique nucléaire, cette science permet d'établir une « signature génétique » du matériau, reliant un échantillon intercepté non seulement à un type particulier de réacteur nucléaire, mais potentiellement à une mine d'uranium spécifique ou à une date de production précise.
La physique de la détection : signatures et effluents
La collecte de renseignement nucléaire repose sur l'immuabilité des lois de la physique atomique. Toute activité nucléaire, de l'extraction minière à la détonation, laisse une trace environnementale. L'état de l'art en matière de détection repose sur la triangulation de plusieurs signatures physiques, un concept central dans le système de surveillance internationale (SSI) de l'OTICE (Organisation du Traité d'Interdiction Complète des Essais nucléaires).
La première signature est sismique et hydroacoustique. Une explosion nucléaire souterraine génère une onde de compression spécifique, distincte de celle d'un séisme naturel. Les travaux sismologiques modernes permettent de discriminer ces événements en analysant le rapport entre les ondes de corps (P) et les ondes de surface (Lg). Cependant, la « preuve irréfutable » (smoking gun) demeure la signature radionucléide.
L'analyse des gaz rares radioactifs, spécifiquement les isotopes du Xénon (Xe-133, Xe-135) et du Krypton (Kr-85), constitue la pierre angulaire du NUCINT atmosphérique. Comme l'a démontré Martin B. Kalinowski (2006), le Krypton-85 est un indicateur persistant du retraitement du plutonium, car il est libéré lors de la dissolution des barreaux de combustible irradiés. Le Xénon, quant à lui, est un marqueur volatil d'une fission récente (test nucléaire ou accident de réacteur). Les modèles de transport atmosphérique inversé (Atmospheric Transport Modelling - ATM) permettent désormais de remonter, à partir d'une détection de particules à des milliers de kilomètres, jusqu'au point d'émission avec une précision remarquable.
« Le krypton 85, un radio-isotope à longue durée de vie, est un indicateur particulièrement précieux de l'activité de retraitement, car il est très difficile d'empêcher le rejet de gaz rares. Seules des mesures extrêmes, telles que le piégeage cryogénique de tous les effluents, permettent de piéger les gaz rares. La technologie permettant de détecter le xénon radioactif provenant des essais nucléaires est très développée, et des techniques similaires pourraient être appliquées à la détection du krypton radioactif. D'autres radio-isotopes, en particulier le césium 137, le strontium 90, le plutonium 239 et le plutonium 240, pourraient être libérés en quantités détectables à longue distance à la suite d'accidents dans des installations de retraitement. »
MONITORING NUCLEAR WEAPONS AND NUCLEAREXPLOSIVE MATERIALS - Committee on International Security and Arms Control, p. 256
La science de l'attribution : signatures génétiques et chronométrie
Au-delà de la simple détection d'une activité, le NUCINT vise l'attribution forensique absolue : déterminer l'origine géographique et temporelle d'un matériau. Cette capacité repose sur deux méthodologies distinctes : l'analyse des impuretés (« signature géographique ») et la radiochronométrie (« signature temporelle »).
La signature géographique : L'empreinte des terres rares
Contrairement à une idée reçue, l'uranium purifié n'est jamais chimiquement parfait. Comme l'ont démontré les recherches de Varga et al. (2017) ou les travaux du Joint Research Centre (JRC) européen, chaque gisement d'uranium sur Terre possède une composition unique en Terres Rares (REE - Rare Earth Elements).
Si on reprend les principes géologiques de base, lors de la formation géologique d'un gisement d'uranium (il y a des millions d'années), des impuretés comme le Lanthane, le Cérium ou l'Europium sont piégées dans la matrice cristalline du minerai. La proportion relative de ces éléments (le « pattern REE ») est unique à chaque mine.
Un analyste forensique peut, par exemple, distinguer un échantillon de « Yellowcake » (concentré d'uranium) provenant de la mine de Rössing (Namibie) d'un autre venant de Kazatomprom (Kazakhstan) simplement en analysant le ratio Europium/Samarium. Même après les premières étapes de conversion chimique, cette « empreinte digitale » géologique persiste partiellement, permettant de tracer l'origine du minerai brut utilisé pour produire le combustible.
L'analyse des traces d'impuretés (terres rares, éléments métalliques) fournit ainsi une signature géologique unique. Comme l'expliquent Fedchenko (2015) dans les travaux du SIPRI, chaque gisement d'uranium possède une signature unique de terres rares qui, si elle n'est pas totalement effacée par les processus d'enrichissement, peut persister jusqu'au produit final, permettant théoriquement de lier une ogive saisie à une mine spécifique.
La Signature temporelle : La radiochronométrie (Age Dating)
Si l'analyse des impuretés nous dit d'où vient le matériau, la radiochronométrie nous dit quand il a été traité. C'est l'outil le plus redoutable contre les États proliférants qui prétendent utiliser de « vieux stocks » civils pour masquer une production militaire récente.
La méthode scientifique repose sur les couples isotopiques « père-fils ». Prenons l'exemple du Plutonium-239. Lors de sa purification chimique en usine, on retire tous les déchets. À l'instant T=0 (fin de purification), l'échantillon est « propre ». Mais dès la seconde suivante, le Pu-241 commence à se désintégrer en Américium-241. En mesurant le rapport isotopique père/fils, les laboratoires de référence peuvent ainsi dater la dernière purification chimique de l'échantillon, parfois à quelques mois près.
Si l'on souhaite prendre un exemple concret pour illustration, en mesurant le ratio Américium-241 / Plutonium-241 dans un échantillon saisi, les laboratoires de l'AIEA ou du CEA peuvent calculer avec une précision de quelques mois la date exacte de la dernière purification chimique.
Si un État affirme qu'un échantillon de plutonium saisi date des années 1990 (production historique légale), mais que l'analyse chronométrique révèle un « âge » de 6 mois, la preuve d'une activité de retraitement clandestine récente est irréfutable.
Les « horloges » isotopiques couramment utilisées incluent les couples Th-230/U-234 pour l'uranium et Am-241/Pu-241 pour le plutonium.
L'intégration de l'Open Source (OSINT) et la télédétection
Historiquement domaine réservé des laboratoires nationaux, le NUCINT connaît une mutation épistémologique avec l'intégration de l'OSINT. La littérature récente, notamment les travaux de Pabian et Hecker, met en lumière l'efficacité de la télédétection commerciale pour surveiller les cycles du combustible. L'imagerie satellite multispectrale (notamment l'infrarouge thermique SWIR/TIR) permet de détecter l'activité des réacteurs (via la chaleur des eaux de refroidissement ou des tours aéroréfrigérantes) sans capteurs classifiés.
Cette approche, qualifiée de « NUCINT ouvert », croise les données visuelles avec des données commerciales (appels d'offres, import-export de technologies à double usage). Cependant, la limite de cette approche réside dans l'interprétation : si l'OSINT peut détecter une activité, seule l'analyse physique (échantillonnage environnemental) peut confirmer la nature militaire ou civile du matériau produit. La convergence entre les données ouvertes et les modèles scientifiques rigoureux constitue le nouvel horizon de la vérification de la non-prolifération.
De la science à la preuve judiciaire : Études NUCINT de cas forensiques
L'application la plus tangible du NUCINT réside dans sa capacité à fournir des preuves admissibles devant les tribunaux lors de procès pour trafic illicite de matières nucléaires. Le récent ouvrage de référence de l'UNICRI, "A Prosecutor's Guide to Radiological and Nuclear Crimes", publié en 2023, codéveloppé avec l'AIEA et le JRC (Joint Research Centre), documente plusieurs précédents juridiques où l'analyse isotopique a été déterminante pour l'accusation.
L'affaire de Roussé (Bulgarie, 1999) : La signature de l'uranium hautement enrichi
L'une des premières démonstrations magistrales de la forensique nucléaire concerne la saisie, en 1999 à Roussé (Bulgarie), d'une ampoule de verre contenant 4 grammes de poudre noire, dissimulée dans un conteneur en plomb à l'intérieur d'un véhicule.
Les laboratoires ont identifié le matériau comme de l'Uranium Hautement Enrichi (HEU) à 72,2% en U-235. Mais c'est l'analyse des impuretés qui a été décisive. La présence d'Uranium-236 (un isotope artificiel n'existant pas dans la nature) a prouvé que ce matériau provenait d'uranium de retraitement (c'est-à-dire de l'uranium ayant déjà brûlé dans un réacteur, puis ayant été purifié).
La signature isotopique exacte correspondait à des lots de combustible connus produits dans une installation spécifique de l'ex-Union Soviétique (l'usine électrochimique d'Ulba). Cette preuve a permis de démentir la défense des suspects qui prétendaient qu'il s'agissait de matériel de laboratoire anodin, et a établi le lien avec des réseaux de trafic post-soviétiques.
L'Affaire de Paris (France, 2001) : La datation contre le trafic
En juillet 2001, la police française a saisi une autre ampoule contenant 5 grammes de HEU dans un appartement parisien. Les trafiquants tentaient de vendre ce qu'ils présentaient comme un échantillon d'un stock beaucoup plus vaste (30 kg).
Le JRC de Karlsruhe (Commission Européenne) a effectué une radiochronométrie sur l'échantillon. En mesurant la croissance du Thorium-230 (produit de désintégration de l'Uranium-234), les scientifiques ont déterminé la date exacte de la dernière purification chimique : novembre 1994 (avec une incertitude de ± 4 mois).
Cette date a été cruciale pour les conséquences judiciaires de l'affaire. Elle a prouvé que le matériau n'était pas un « vieux stock oublié » de la Guerre Froide, mais qu'il avait été traité industriellement bien après l'effondrement de l'URSS, impliquant une brèche de sécurité récente dans une installation nucléaire active. L'analyse morphologique des grains (granulométrie nanométrique) a également confirmé que le matériau provenait du même lot de production que celui saisi en Bulgarie deux ans plus tôt, révélant l'existence d'une filière de contrebande persistante et organisée.
L'affaire de l'empoisonnement au Polonium-210 (Londres, 2006)
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| Alexander Litvinenko dans l'unité de soins intensifs de l'University College Hospital, à Londres, le 20 novembre 2006. Il est décédé trois jours plus tard. |
Bien que sortant du cadre strict de la prolifération, l'affaire Litvinenko est citée par l'UNICRI comme un exemple paradigmatique de forensique radiologique post-mortem.
Les médecins n'arrivaient pas à identifier la cause de la mort d'Alexandre Litvinenko. Ce sont les scientifiques de l'AWE (Atomic Weapons Establishment) qui, en analysant les urines avec la spectrométrie alpha, ont détecté le pic caractéristique du Polonium-210.
Le Polonium-210 a une signature de pureté extrêmement spécifique. L'analyse des impuretés a montré qu'il ne pouvait provenir que d'un réacteur nucléaire capable d'irradier du Bismuth-209 avec un flux de neutrons très élevé. Seule une poignée d'installations d'État (notamment l'usine Avangard en Russie) possédaient cette capacité industrielle à l'époque. Cette « signature industrielle » a transformé une enquête pour meurtre en incident diplomatique majeur, prouvant l'origine étatique du poison.
Ces études de cas illustrent la transition du NUCINT : d'un outil de renseignement militaire secret, il devient une science forensique probatoire, capable de résister au contre-interrogatoire dans une cour de justice. Comme le souligne le guide de l'UNICRI, pour qu'une telle preuve soit admissible, la chaîne de custody (traçabilité) de l'échantillon, du lieu de saisie jusqu'au spectromètre de masse, doit être aussi rigoureuse que l'analyse scientifique elle-même.
Les conséquences de la guerre russo-ukrainienne
La guerre russo-ukrainienne a constitué un moment charnière pour le NUCINT. Pour la première fois, des combats de haute intensité se sont déroulés autour de centrales nucléaires civiles majeures. La capture de Zaporizhzhia (ZNPP) en mars 2022 a créé un scénario inédit que nul n'avait anticipé. L'AIEA elle-même a reconnu :
« C'est la première fois qu'un conflit armé se déploie au sein des installations d'un grand programme nucléaire établi. »
Cette rupture a forcé le NUCINT à évoluer d'une discipline de détection lente et scientifique vers une alerte opérationnelle temps réel, fonctionnant avec des données fragmentaires brouillées par les perturbations militaires.
Le NUCINT de zone de guerre
Lorsque les troupes russes ont occupé Zaporizhzhia, les caméras de surveillance de l'AIEA et ses systèmes de transmission ont cessé de fonctionner. Face à ce vide informatif, le NUCINT OSINT a compensé par une télédétection multidimensionnelle. L'analyse thermique (SWIR/TIR) a permis de vérifier si les diesel de secours fonctionnaient (signatures thermiques des échappements) et si les tours de refroidissement rejetaient de la vapeur.
C'est une forme de NUCINT jamais pratiquée : une veille opérationnelle en quasi-temps réel, requérant une fusion instantanée de données multispectrales et un jugement analytique rapide.
Le conflit a désorganisé le réseau IMS (Comprehensive Nuclear Test Ban Treaty) qui détecte les émissions de gaz rares radioactifs. Plusieurs stations russes et ukrainiennes ont cessé de transmettre, créant un angle mort détectif majeur en Europe de l'Est. De surcroît, les bombardements intensifs ont généré un bruit de fond sismique perturbant l'analyse fine requise pour distinguer une détonation nucléaire souterraine d'un séisme naturel.
False flags et accusations de bombes sales des Russes envers les Ukrainiens
En octobre 2022, Moscou a accusé Kiev de préparer une bombe sale. Le NUCINT s'est transformé en outil de contre-désinformation urgente. L'AIEA a dépêché des inspecteurs pour collecter des échantillons environnementaux. La forensique radiologique a prouvé l'absence de tout programme de bombe sale ukrainien. Cette affaire illustre une mutation critique : le NUCINT n'est plus seulement un outil de vérification technique, mais un arbitre dans les guerres informationnelles.
Surveillance des arsenaux nucléaires
La Federation of American Scientists a maintenu une veille soutenue sur les mouvements du train de commandement nucléaire russe (12ème GUMO) et sur les bases de stockage d'ogives à Belgorod et Engels. L'imagerie satellite a scruté les changements opérationnels : déneigement des bunkers, présence de camions de transport thermiques spécialisés. Ces signaux d'alerte précoce ont contribué à évaluer que l'escalade vers un emploi d'armes nucléaires restait peu probable.
La Rupture de la Coopération Scientifique
La conséquence la plus insidieuse est la fragmentation des bases de données forensiques collaboratives. La Russie était contributrice majeure aux National Nuclear Forensics Libraries compilées par le JRC européen et Lawrence Livermore. Cette rupture a gelé tout nouvel échange de données sur les matériaux produits depuis 2022, créant un angle mort analytique permanent.
Le conflit ukrainien a démontré que le NUCINT, loin d'être abstrait, est une discipline vivante et vulnérable. Elle s'est redéfinie en temps de crise, passant à une alerte opérationnelle temps réel. Cependant, ce gain en agilité s'accompagne d'une perte structurelle majeure : la fragmentation de la base de données collaborative mondiale.
Le NUCINT du XXIe siècle demeurera puissant, mais il sera désormais géopolitiquement sectorisé - occidental d'un côté, russo-chinois de l'autre - sans la possibilité d'une vérification univoque et largement acceptée par l'ensemble de la communauté internationale.
Infographie et vidéo de support pédagogique
Sources
Pour approfondir les concepts de NUCINT, de forensique nucléaire et de vérification des traités abordés dans cet article, voici les références fondamentales utilisées pour cette synthèse :
- Moody, K. J., Grant, P. M., & Hutcheon, I. D. (2014). "Nuclear Forensic Analysis" (2nd Edition). CRC Press.
Ce manuel constitue la référence absolue pour les aspects physiques et chimiques de la discipline. Il détaille les méthodologies de radiochronométrie et d'analyse des signatures isotopiques.
- Fedchenko, V. (Ed.). (2015). The New Nuclear Forensics: Analysis of Nuclear Materials for Security Purposes. Oxford University Press / SIPRI.
Publié par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), cet ouvrage collectif replace la technique forensique dans le contexte des traités de non-prolifération et de la sécurité internationale.
- Mayer, K., Wallenius, M., & Ray, I. (2005). "Nuclear Forensics—A Methodology Providing Clues on the Origin of Illicitly Trafficked Nuclear Materials". Angewandte Chemie International Edition, 44(24), 4700–4708.
L'article fondateur décrivant la méthodologie européenne d'attribution utilisée par le JRC (Joint Research Centre).
- UNICRI / IAEA / EU-JRC. (2023). A Prosecutor's Guide to Radiological and Nuclear Crimes. United Nations Interregional Crime and Justice Research Institute.
Guide pratique destiné aux magistrats, détaillant comment transformer une analyse scientifique NUCINT en preuve judiciaire admissible, avec des études de cas réels (Roussé, Paris, etc.).
- Kalinowski, M. B. (2006). "International Nuclear Monitoring Systems: Applications of Noble Gas Monitoring in Support of the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty". Springer.
L'ouvrage de référence sur la détection à distance des essais nucléaires via l'analyse des gaz rares (Xénon/Krypton) dans l'atmosphère.
- Varga, Z., et al. (2017). "Identification of uranium signatures relevant for nuclear safeguards and forensics". Journal of Radioanalytical and Nuclear Chemistry, 312, 283–290.
Étude technique démontrant comment les impuretés de terres rares permettent de tracer l'origine géographique du minerai d'uranium.
- OECD-NEA (2025). Ukraine: Current Status of Nuclear Power Installations.
- Dragonfly Intelligence (2024). "Russia - Nuclear Escalation Risks"
- Kissinger Center (2025). "Assessing the U.S. Response to Russia's Manipulation of Risk".










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