Et si l'humour, la stratégie et la discipline valaient mieux que les armes pour défier un régime autoritaire ? C'est le pari de Srdja Popovic, ancien leader du mouvement serbe Otpor!, qui a contribué à la chute de Slobodan Milosevic en 2000.
Dans Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, paru chez Payot en 2015 (titre original : Blueprint for Revolution, écrit avec Matthew Miller), il tire les leçons de son expérience et de celle des militants que son centre, CANVAS, a accompagnés dans près de cinquante pays. S’appuyant en partie sur l'approche non violente de Gandhi et sur le stratège Gene Sharp, il propose neuf principes, de « voir grand mais commencer petit » jusqu’à « aller au bout de ce que l’on a commencé ». Ce manuel, drôle et volontiers provocateur, explique ce qui fait réussir un mouvement non violent, mais aussi pourquoi certains échouent.
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Couverture de l’édition de poche (Petite Bibliothèque Payot), qui reprend le motif du « Lanceur de fleurs » de Banksy. |
Une approche unifiée, une vision et un seul slogan
Popovic part d’un constat familier à quiconque a fréquenté le monde militant : les groupuscules activistes, comme les partis de petits candidats ou des partis naissants, sont souvent morcelés, et les guerres d’ego empêchent toute alliance durable. Le premier pas consiste donc à accepter les compromis nécessaires à l’unité, et à rendre l’engagement attrayant, voire amusant, loin des réunions interminables et des débats stériles.
Cette unité passe par un tronc commun. Un mouvement qui défile pour une liste trop longue de revendications brouille son message et paraît peu sérieux. Mieux vaut condenser la cause en un slogan court, compréhensible par tous et facile à retenir. Otpor! avait choisi « Gotov je ! » (« Il est fini ! ») pour signifier que le dictateur Slobodan Milosevic était politiquement mort.
Avec son logo du poing fermé, le mouvement s’était doté d’un imaginaire commun et d’une identité de groupe immédiatement reconnaissable. C’est elle qui distingue un mouvement d’ampleur d’une addition de protestations individuelles, qu’il s’agisse de renverser un dictateur ou de promouvoir l’agriculture biologique.
Pour Popovic, l’unité ne surgit jamais d’elle-même : elle se planifie et se travaille en amont, faute de quoi le mouvement se disloque au premier choc. Pour éviter les tensions et dissensions au sein des mouvements activistes, il faut partir de l'expérience des autres. Les mouvements d'activistes sont des organismes vivants. Si l'unité n'est pas planifiée et travaillée en amont, elle a peu de chance de se matérialiser d'elle-même et survivre dans un milieu hostile.
Commencer petit : de la marche du sel aux taxis chiliens
Dans le chapitre « Voyez grand, mais commencez petit », Popovic défend une méthode itérative : remporter d’abord de petites batailles faciles à gagner, même si elles semblent dérisoires, puis viser des objectifs plus stratégiques à mesure que le mouvement gagne en visibilité.
Dans la lignée de Sun Tzu, il s’agit d’opposer ses propres forces aux faiblesses de l’adversaire, et non à sa puissance. Gandhi n’a pas affronté l’armée de l'Empire britannique : il a entrepris avec soixante-dix-sept de ses partisans une marche d’un mois jusqu’à la mer pour y récolter du sel, défiant ouvertement le monopole colonial. Selon Popovic, des milliers d’Indiens avaient finalement rejoint le cortège lorsqu’il atteignit l’océan. Face à de jeunes Syriens tentés par la lutte armée contre Bachar el-Assad, l’auteur résume l’argument par une image sportive en arguant qu'il ne faut jamais combattre un individu dans son domaine d'expertise, mais le prendre à contre-pied, pour avoir une chance de vaincre.
L’exemple le plus parlant vient du Chili. À une jeune militante égyptienne qui craint l’interdiction des rassemblements, Popovic raconte comment, sous Pinochet, des chauffeurs de taxi se sont mis à rouler à mi-vitesse. Les voitures, les bus, puis les piétons les ont imités, jusqu’à paralyser la ville. Aucun risque : même en Corée du Nord, il n’est pas interdit de rouler lentement. Surtout, chacun découvrait qu’il n’était pas seul à haïr le dictateur, et les Chiliens disaient de ces tactiques qu’elles leur faisaient comprendre que « nous sommes nombreux et ils sont peu nombreux » (Popovic, 2017).
La logique se prolonge jusqu’au bout : une manifestation de masse n’est pas l’étincelle d’un mouvement, mais sa dernière ligne droite. On n’appelle les foules dans la rue que lorsqu’une partie de la population est déjà acquise et que la campagne a été entièrement préparée.
La stratégie de l'escargot : convaincre de proche en proche
Ces taxis au ralenti offrent une belle image de ce que l’on pourrait appeler une stratégie de l’escargot : avancer lentement, mais en spirale, chaque cercle convaincu entraînant le suivant. Popovic ne cite pas la sociodynamique de Jean-Christian Fauvet, mais son « voir grand, commencer petit » en retrouve l’intuition (le rapprochement est le mien). Plutôt que d’opposer les « pour » et les « contre », Fauvet mesure pour chaque acteur deux énergies distinctes : la synergie, qu’il met au service du projet, et l’antagonisme, qu’il dépense contre lui, chacune notée de 1 à 4 (Fauvet, cité par l’IFGE).
Toute mobilisation commence par un noyau de « constructifs », que la sociodynamique appelle aussi « triangles d’or » : des alliés très favorables, mais assez critiques pour être crédibles. Ce noyau, avec les « engagés », va chercher les « hésitants », impliqués mais encore conditionnels. Pendant ce temps, la masse des « passifs », souvent 50 à 80 % d’un groupe au départ, attend de voir quel camp l’emporte et tend à suivre le plus fort (Réseau wallon PAC). Il est inutile de s’épuiser à convertir les opposants irréductibles : il suffit de les contenir pendant que la base s’élargit.
Ce mécanisme s’apparente au modèle à seuils du sociologue Mark Granovetter : chacun ne s’engage qu’une fois qu’une certaine proportion d’autres l’a fait avant lui, et deux groupes aux opinions moyennes identiques peuvent aboutir à des résultats opposés selon la répartition de ces seuils (Granovetter, 1978). Les taxis chiliens rendaient justement visibles les seuils franchis par les autres. Les petites victoires chères à Popovic, souvent obtenues par l’humour, jouent le même rôle : elles rendent l’engagement moins risqué et plus visible, et entretiennent l’effet boule de neige.
Une expérience publiée dans Science suggère qu’un point de bascule existe : dans des communautés en ligne de 20 à 30 personnes, une minorité engagée d’environ 25 % a suffi à renverser une norme établie (Centola et al., 2018). Les auteurs précisent que ce seuil varie selon le contexte social. Faire tomber un dictateur, ou plus modestement faire changer une organisation, revient donc moins à convaincre tout le monde qu’à bien organiser la contagion.
Le dérisionnisme et les actions dilemmes
Gandhi et Martin Luther King restent des modèles pour Popovic, mais leurs combats n’avaient rien de drôle, et appartenaient à un autre temps. À l’ère d’Internet et de la société du spectacle, un mouvement de masse a besoin d’une composante d’humour : c’est, pour Otpor!, le meilleur antidote à la peur qu’inspirait le régime. Popovic baptise cette approche le « dérisionnisme ».
L’anecdote la plus célèbre du livre est celle du baril. Les militants serbes ont peint le visage de Slobodan Milosevic sur un baril de pétrole et l’ont installé dans la principale rue commerçante de Belgrade, avec une batte : pour un dinar, chaque passant pouvait le frapper et ainsi tambouriner bruyamment sur le baril en métal. La police ne pouvait arrêter ni les passants, des familles venues faire leurs courses, ni les organisateurs, qui avaient disparu. Elle a donc « arrêté » le baril, et la photo de deux policiers le traînant vers leur voiture a fait le tour de la Serbie (Popovic et Joksic, Carnegie Council). C’est ce que Popovic appelle une « action dilemme » : quelle que soit sa réaction, le pouvoir est perdant.
La même logique s’applique aux forces de l’ordre. Otpor! ne provoquait jamais la police et ne lui lançait pas de projectiles : ses militants l’acclamaient et lui apportaient fleurs et gâteaux. Popovic l’a lui-même rappelé : dès le début, le mouvement a adopté une attitude fraternelle envers la police et l’armée (Popovic, 2010). Ce n’est pas de la naïveté, c’est de la stratégie : un geste pacifique place les policiers face à un dilemme, car y répondre par la violence ruinerait leur autorité et leur image.
Les piliers du pouvoir et le jujitsu de l'oppression
Au cœur du livre se trouve une idée empruntée au politologue américain Gene Sharp, considéré comme le père de la théorie de la lutte non violente : aucun pouvoir, même le plus brutal, ne tient seul. Un dictateur ne peut pas arrêter lui-même ses opposants, prélever l'impôt ou faire tourner l'économie. Il dépend chaque jour de la coopération de milliers de personnes. Ces relais forment ce que Sharp appelle les « piliers » du régime : la police et l'armée, l'administration, les médias, les milieux d'affaires, les institutions religieuses ou éducatives. Le pouvoir n'est donc pas un bloc que l'on possède, mais une relation qui repose sur l'obéissance. Si celle-ci se retire, l'édifice vacille.
Popovic en tire une conséquence stratégique. Il est vain d'attaquer le régime au sommet, là où il concentre sa force : le palais présidentiel, les casernes, l'appareil répressif. Mieux vaut exercer une pression sur les piliers les plus fragiles, à commencer par les piliers économiques. Un boycott, une grève ou la défection de quelques chefs d'entreprise coûtent peu aux militants, mais touchent directement les ressources du pouvoir. Il suffit parfois d'ébranler un ou deux piliers pour que l'ensemble se fissure, comme un bâtiment dont on affaiblit les fondations.
Cette logique explique l'attitude d'Otpor! envers la police et l'armée. Les militants avaient compris que Slobodan Milosevic tomberait le jour où il perdrait le soutien aveugle de ses forces de sécurité. Il ne s'agissait donc pas de les combattre, mais de les gagner : les policiers et les soldats sont aussi des fils, des pères et des voisins, que l'on peut faire douter. Popovic conseille aux militants qu'il forme de ne jamais attaquer ces piliers de front, mais de chercher à les faire basculer de leur côté. Les recherches d'Erica Chenoweth et Maria Stephan lui donnent raison : la défection des forces de sécurité augmente de 60 % la probabilité de succès d'une campagne (E-International Relations). Les ralliements d'élites économiques, de médias d'État et surtout de forces de sécurité figurent parmi les facteurs décisifs de réussite.
Reste la répression, que Popovic propose de retourner contre ceux qui l'exercent, à la manière d'un judoka qui utilise la force de son adversaire pour le déséquilibrer. Pour y parvenir, il faut d'abord la démystifier. L'oppression n'est pas une fureur irrationnelle, mais un calcul. Elle sert à punir la désobéissance et à dissuader ceux qui seraient tentés de suivre l'exemple. Son véritable objectif n'est pas de contraindre physiquement chaque individu, ce qui est impossible, mais d'obtenir son obéissance par la peur. Or l'obéissance reste toujours, en dernier ressort, un choix. Le prix du refus peut être lourd, mais personne ne peut forcer quelqu'un à coopérer s'il décide de dire non.
Dès lors, chaque acte de répression devient une occasion. Un régime qui frappe des manifestants pacifiques, arrête des étudiants souriants ou confisque un baril de pétrole se montre brutal ou ridicule, et dans les deux cas il perd en légitimité. La répression qui devait intimider finit par indigner, rallier les hésitants et semer le doute dans les rangs des forces de l'ordre. Enfin, exercer le pouvoir a un coût : surveiller, arrêter, emprisonner et censurer consomment des ressources limitées, financières, humaines et politiques. Le rôle du militant est de faire grimper ce coût sans relâche, jusqu'à ce que le régime ne puisse plus le supporter. Aucun pouvoir n'est omnipotent : même les gouvernements les plus puissants dépendent des mêmes ressources rares que tous les autres.
La planification inversée
Pour Popovic, il n’existe pas de révolution spontanée réussie : tout se joue dans la préparation. Les gens étant inconstants et facilement distraits, il faut coordonner leurs actions pour les rendre efficaces, et une bonne planification sait transformer un événement ordinaire en occasion tactique.
La méthode proposée ressemble trait pour trait au rétroplanning des chefs de projet. On part de l’objectif final, que les militaires appellent « l’état final recherché », on le visualise dans ses moindres détails, puis on remonte pas à pas la chaîne des causes qui y conduiront. Cet exercice oblige à clarifier ce que l’on veut réellement, sur quels détails se concentrer et quels publics viser ou, au contraire, laisser de côté.
Popovic distingue enfin deux niveaux. La stratégie consiste à coordonner toutes les ressources disponibles (humaines, morales, politiques, organisationnelles) pour atteindre l’objectif sur le long terme. La tactique désigne les actions limitées menées à un moment précis. CANVAS décline la démarche en quatre phases : analyse de la situation, conception de l’opération, exécution, puis logistique et communication.
Limites et critiques
- Un ton parfois un peu trop sûr de lui. Mediapart a jugé le texte « agaçant par sa recherche de “formules” et sa conviction que tout peut être “fun” », tout en reconnaissant l’intérêt des expériences racontées (Mediapart, 2015). Le printemps arabe, dont Popovic passe pour l’« architecte secret », a souvent débouché sur une restauration autoritaire ou sur la guerre civile, ce que le manuel peine à expliquer.
- Des intuitions confirmées, mais une efficacité statistique en recul. Les travaux universitaires d’Erica Chenoweth et Maria Stephan donnent une base solide au livre : de 1900 à 2006, les campagnes non violentes ont réussi dans 53 % des cas, contre 26 % pour les campagnes violentes (Stephan et Chenoweth, 2008). Mais depuis 2010, moins de 34 % des révolutions non violentes ont abouti, et la participation moyenne est tombée à 1,3 % de la population (Chenoweth, 2020). Les régimes autoritaires ont appris, eux aussi.
- La controverse CANVAS. Les courriels de la société de renseignement privée Stratfor, publiés par WikiLeaks, ont révélé des échanges réguliers avec Popovic, présentés par certains comme une collaboration avec le renseignement (Occupy.com, via Transcend). D’autres analyses relèvent que les informations échangées étaient pour l’essentiel publiques et que Popovic n’a jamais été salarié de Stratfor (Waging Nonviolence, 2013). Le soupçon alimente en tout cas le récit des « révolutions de couleur » téléguidées par l’Occident, un ressort classique de la propagande russe. C’est une raison de plus pour lire le livre avec l’esprit critique qu’il recommande lui-même.
Conclusion
Citations
« Choisissez des batailles assez importantes pour compter, mais assez petites pour les gagner. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 114
Dans cet extrait, l'auteur fait face à de jeunes Syriens qui souhaitent tous renverser la dictature de Assad. Popovic prend la parole et amorce son narratif de la révolution non violente, afin d'expliquer à son auditoire de futurs activistes qui veulent réussir leur révolution (petite ou grande). Toutes les astuces et stratégies non violentes qui ont prouvé leur efficacité, au centre desquelles figure l'humour sont ainsi décrite dans l'ouvrage.
« Donc, une campagne violente contre un dictateur commence dès le départ à votre désavantage. Vous attaquez l'ennemi là où il est le plus fort. Si vous devez vous confronter à David Beckham, insista-t-il, vous n'aurez pas envie de le rencontrer sur un terrain de football. Vous préférerez jouer aux échecs avec lui. Prendre les armes contre un dictateur, ce n'est pas une façon intelligente de l'affronter. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 122
« Chaque tyran s'appuie sur des piliers économiques, et les piliers économiques sont des cibles bien plus faciles que les bases militaires ou les palais présidentiels. Secouez-les, et le tyran finira par tomber.[...] Cette théorie des piliers du pouvoir a été développée par un chercheur américain Gene Sharp, le « père de la théorie de la lutte non violente ». Chaque régime, soutient Sharp, repose sur une poignée de piliers; appliquez une pression suffisante à un pilier ou plus, et le système tout entier ne va pas tarder à s'effondrer. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 166-168
« Retourner l'oppression contre elle-même est un art, une sorte de jujitsu. Il s'agit de jouer contre votre adversaire la carte la plus forte de son jeu. Mais avant de pouvoir le faire, vous devez comprendre exactement comment fonctionne l'oppression. Et la première chose à savoir, c'est que l'oppression n'est pas une force démoniaque bouillonnant dans un puit obscur au fond du coeur de vos adversaires. En général, c'est plutôt une décision calculée. Partout, entre les mains des autorités - des dictateurs aux directeurs d'écoles élémentaires - l'oppression obtient deux résultats immédiats : elle punit la désobéissance et prévient les problèmes futurs en envoyant un message aux fauteurs de troubles potentiels. [...] Mais ce quelqu'un peut-il vraiment vous forcer à faire quelque chose ? Non. Vous seul pouvez décider si vous allez oui ou non creuser cette fosse. Vous êtes totalement libre de dire non. La punition sera sans doute sévère, mais cela reste votre choix de décliner l'invitation. Et si vous refusez, vous n'aurez toujours pas creusé cette fosse. Donc, le but de l'oppression et de la terreur n'est pas de vous contraindre à faire quelque chose contre votre volonté - ce qui est impossible - mais plutôt de vous faire obéir. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 185
« Quand vous pensez au pouvoir, souvenez-vous que son exercice a un coût. Votre boulot, en tant qu'activiste, est de faire en sorte que son exercice augmente sans cesse, jusqu'à ce que votre adversaire n'arrive plus à en supporter le poids. Nul n'est omnipotent, et les gouvernements les plus puissants de la planète s'appuient sur les mêmes ressources, rares et limitées, dont nous dépendons tous. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 190
« Croire que le changement peut survenir chez vous, voir grand et commencer petit, avoir une vision pour demain, pratiquer le dérisionnisme, retourner l'oppression contre elle-même : telles sont les bases de la réussite d'un mouvement non violent. Mais si les fondations sont nécessaires, elles ne suffisent pas. Votre mouvement, pour ne pas s'effondrer, doit aussi être bâti lentement et délibérément. Et la condition indispensable à cette construction, c'est que tout le monde y oeuvre dans l'unité. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 200 citant Elwyn Brooks White (1899 - 1985)
« La démocratie est le soupçon récurrent que plus de la moitié des gens ont raison plus de la moitié du temps. »
Srdja Popovic, Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes, p. 237 citant Winston Churchill
« Si parfaite que soit la stratégie, il est bon d'aller vérifier de temps en temps les résultats. »
Sources
- Popovic, S., avec Miller, M. (2017). Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes (F. Bouillot, trad.). Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot ». (Ouvrage original publié en 2015 sous le titre Blueprint for Revolution.)
- Centola, D., Becker, J., Brackbill, D. et Baronchelli, A. (2018). Experimental evidence for tipping points in social convention. Science, 360(6393), 1116-1119 https://openaccess.city.ac.uk/id/eprint/20031/
- Chenoweth, E. (2020). The future of nonviolent resistance. Journal of Democracy, 31(3), 69-84.
- Chenoweth, E. et Stephan, M. J. (2011). Why Civil Resistance Works: The Strategic Logic of Nonviolent Conflict. Columbia University Press. https://cisac.fsi.stanford.edu/publications/why_civil_resistance_works_the_strategic_logic_of_nonviolent_conflict
- Granovetter, M. (1978). Threshold models of collective behavior. American Journal of Sociology, 83(6), 1420-1443. https://sociology.stanford.edu/publications/threshold-models-collective-behavior
- Mediapart (2015, 29 octobre). Srdja Popovic : manuel pratique pour une révolution. https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/291015/srdja-popovic-manuel-pratique-pour-une-revolution
- Stephan, M. J. et Chenoweth, E. (2008). Why civil resistance works. International Security, 33(1), 7-44. https://www.belfercenter.org/sites/default/files/pantheon_files/files/publication/IS3301_pp007-044_Stephan_Chenoweth.pdf
- Waging Nonviolence (2013). Are activists being used as spies? https://wagingnonviolence.org/2013/11/stratfor-canvas/
- IFGE – EM Lyon (s. d.). Document sur la sociodynamique de J.-C. Fauvet. https://www.ifge-online.org/wp-content/uploads/2013/12/geh_em-lyon.pdf
- Réseau wallon PAC (s. d.). La carte des partenaires (fiche 33). https://reseauwallonpac.be/sites/default/files/fiche_33%20Carte%20des%20Allies.pdf
- Popovic, S. et Joksic, M. (s. d.). Why dictators don't like jokes. Carnegie Council. https://www.carnegiecouncil.org/media/article/why-dictators-dont-like-jokes
- Popovic, S. (2010, 5 octobre). Bringing down Serbia's dictator, 10 years later. https://ericstoner.net/2010/10/05/bringing-down-serbia%E2%80%99s-dictator-10-years-later-2/
- E-International Relations (2013, 17 janvier). Review – Why Civil Resistance Works. https://www.e-ir.info/2013/01/17/review-why-civil-resistance-works/
- Occupy.com, repris par Transcend Media Service (2013, décembre). Exposed: Globally renowned activist collaborated with intelligence firm Stratfor. https://www.transcend.org/tms/2013/12/exposed-globally-renowned-activist-collaborated-with-intelligence-firm-stratfor/



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